Les soucis du quinoa

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Les soucis du quinoa

Message par oum_sarah le Mar 22 Juin 2010, 19:05

(Agence Science-Presse) (La Paz,
Bolivie) — Au Canada, on ne lui trouve que des vertus. Le quinoa, cette
petite graine qui s’apprête si bien en soupe et en salade, est libre de
gluten et riche en protéines et en minéraux. Fruit d’une agriculture
biologique, le « grain d’or » est cultivé sur les plateaux andins
depuis des millénaires.









Dans
le sud-ouest de la Bolivie, en bordure du magnifique désert de sel
d’Uyuni, le paysage agricole est moins enchanteur. Les paysans de la
région d’où provient le quinoa Real, la variété la plus en demande à l’international, font aujourd’hui face aux conséquences de l’agriculture intensive.

Esteban Muraña cultive le quinoa depuis plus de 30 ans autour du
village de Mañica, situé au sud du désert. « Auparavant, un hectare de
culture nous donnait une quinzaine de sacs de quinoa. Aujourd’hui, les
rendements ont baissé à six ou sept sacs l’hectare. »

L’appétit des Nord-Américains et des Européens pour le quinoa a fait
tripler les prix de la tonne de grains depuis une dizaine d’années. Si
les retombées économiques du commerce du quinoa sont indéniables, la
course au profit a aussi incité les agriculteurs boliviens à augmenter
la cadence de production, laissant du coup moins de temps à la terre
pour régénérer sa fertilité.

Et pour redonner vie aux champs de quinoa, rien de mieux que du
fumier de lama. Avec l’expansion des surfaces de culture, multipliées
par quatre depuis 1980, « les zones de pâture ont eu tendance à se
rétrécir comme peau de chagrin et il y a de moins en moins d’animaux
sur la zone », note la coordonnatrice de l’ONG Agronomes et
vétérinaires sans frontières en Bolivie, Sarah Métais.

L’organisme encourage d’ailleurs les producteurs de quinoa à suivre
certaines pratiques environnementales pour préserver sa culture, comme
l’épandage de fumier et la jachère de deux à trois ans. D’autres
mesures visent à limiter l’érosion, un autre problème préoccupant dans
cette région où le vent souffle en permanence.

« Quand il y a de forts vents, il ne suffit que d’un épisode ou deux
pour que les particules les plus fines s’en aillent, ce qui conduit à
un appauvrissement général du sol », explique l’écologue Richard
Joffre, qui a participé à un programme de recherche sur le quinoa mené
par l’Institut de recherche pour le développement en Bolivie.
Les champs qui bordent le village de Palaya, situé au cœur de la zone de production du quinoa Real,
sont durement touchés par le phénomène. « L’érosion est l’un des pires
châtiments que nous avons reçus », se désole le maire du village,
Gualberto Flores. « Nous avons perçu une baisse évidente de la qualité
du quinoa dans certains secteurs au cours des dernières années. »

Pour remédier à la situation, il compte planter des barrières
végétales autour des champs pour briser les coups de vent de la plaine.
En plus de bénéficier du soutien technique de plusieurs organismes, le
village de Palaya, comme plusieurs autres communautés de la région,
pourra bientôt compter sur l’aide du gouvernement bolivien, qui a
annoncé en mars dernier l’élaboration d’un programme d’aide aux
cultivateurs de quinoa de 50 millions de dollars.
Vraiment désolée pour la mise en page, j'ai pas pu faire mieux

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oum_sarah

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